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En finir avec l’onychophagie : comment arrêter de se ronger les ongles ?

Onychophagia (or nail biting), aside from being little aesthetic is a bad habit that may involve us all, one day or another. This habit often starts in childhood and may sometimes tail us our whole lives or simply creep up on us when we've grown up. A specialist in cognitive behavioral therapy, Stephane Rusinek helps us understand this disorder and get rid of it. "Around one French person out of three bites his nails", says Rusinek. The habit is both widely spread and paradoxical: "It is both the most widespread "psychological" problem and the least controlled of all tics. Nail biting is actually almost never considered as a real problem."

Onychophagie : quelles sont les causes ?


Pour Stéphane Rusinek, l’une des raisons qui nous pousse à nous ronger les ongles serait d’ordre pratique. En effet alors que fut un temps, nos ongles nous servaient à griffer pour nous défendre, ils ont perdu cette fonction, mais continuent toutefois de pousser. Ils ne sont plus usés par de quelconques “combats ou activités” et nous devons donc les raccourcir par d’autres moyens, en les rongeant par exemple. Par ailleurs, dès le plus jeune âge, nous prenons pour habitude de porter nos doigts à notre bouche, “se ronger les ongles se réfère à des comportements innés ou acquis très tôt”, précise le spécialiste des TCC.


Au-delà de ces considérations, Stéphane Rusinek ajoute que : “même si les causes sont difficiles à établir précisément, elles ont un lien avec les situations de stress, d’anxiété” Pour preuve, “le rythme de la respiration change au moment où on se ronge les ongles : on la maintient, on la ralentit, on se concentre et on respire plus profondément”. Ce simple geste anti-stress finit par devenir une habitude qui s’installe et devient difficile à déloger.


Comment arrêter de se ronger les ongles


D’un point de vue psy, les personnes souffrant d’onychophagie sévère devront dans un premier temps apprendre à gérer l’anxiété qui est souvent à l’origine du trouble. A ce titre, la relaxation et des exercices de respiration sont donc au cœur des séances de thérapie. Le patient apprend également à reconnaitre les causes de son anxiété, les pensées dysfonctionnelles qui l’accompagnent et comment les gérer. Il faut aussi qu’il prenne conscience de son comportement et pour cela, détecter les circonstances accompagnant la survenue de cette manie. Pour éviter que leurs enfants ne se rongent les ongles, certains parents, pensant bien faire, réprimandent, voire punissent, leurs enfants quand ils les surprennent.

 

Une position contre-productive puisque selon Stéphane Rusinek, “il vaut mieux inscrire l’enfant dans une atmosphère valorisante en le félicitant quand il se retient, en faisant attention à lui”.


Aux séances de thérapies peuvent s’associer des coups de pouces esthétiques comme le port de faux-ongles ou de vernis amers. Des solutions qui, selon le professeur de psychologie, ont leurs limites : “certains patients rongent leurs faux-ongles, les arrachent pour avoir accès aux vrais. Il en est de même avec les vernis amers, certains finissent par les apprécier”.


Des astuces simples pour arrêter de se ronger les ongles


•           Pose de vernis amers

•           Pose de faux-ongles

•           Soigner ses ongles

•           Mastiquer du chewing-gum

•           Faire du sport


Remplacer l’onychophagie par une autre (mauvaise) habitude ?


Et si finalement après s’être rongé les ongles des années durant, le risque n’est-il pas de remplacer cette mauvaise habitude par une autre ? “Dans l’absolu, la réponse est non, assure le spécialiste, et une thérapie comportementale et cognitive bien menée qui se termine par une guérison n’entraîne pas d’autres problèmes”.

 

Source : http://www.doctissimo.fr/psychologie/therapies/onychophagie